- ÉVANGÉLIQUE POPULAIRE
- ADVENTISTE CONTEMPORAIN
- MESSAGE DU TROISIÈME ANGE
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- Le point de vue populaire des églises évangélique
- Le point de vue adventiste contemporain mis en parallèle
- Le point de vue du message donné en 1888
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1
- Tout commence avec le besoin humain
d'une sécurité éternelle. Aussi l'appel
est-il centré sur soi et reste-t-il toujours ainsi.
- Position très semblable. L'appel
s'adresse à notre égoïsme naturel. Il nous
semble difficile de concevoir un autre
appel que celui qui est égocentrique.
tout commence avec le besoin du pécheur.
- Le départ est l'amour de Dieu révélé
à la croix
(1 Cor. 2.1-5 ). L'appel est
adressé à une plus haute motivation :
amour et gratitude. Cet appel n'est donc pas égocentrique.
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2
- L'amour de Dieu est lui-même égocentrique.
Le Christ a été lui-même soutenu
par un point de vue personnel. Il n'a pas
connu l'équivalent de la « seconde mort »,
mais il est allé immédiatement au paradis
comme le demande la doctrine de l'immortalité
de l'âme. Ainsi, le véritable amour,
« l'agapé » est éclipsé et rendu nul.
- Très peu de prédicateur ou auteurs
reconnaissent la nature égocentrique de
l'amour tel qu'il est compris par les
églises populaires, ceci en contraste
avec l'amour « agapé » qui vide de soi-même
selon le Nouveau Testament. Il y a beaucoup
de confusion sur le sens de l'amour.
- L'amour véritable vide de la préoccupation
de soi, et il est même prêt à renoncer
au salut personnel pour le bien
des autres. L'amour du Christ est le modèle.
Il a connu une mort équivalente à
la seconde mort. Cet amour, habitant dans
le coeur, bannit l'égocentrisme, qui est
la cause de la tiédeur, et achèvera la
tâche évangélique.
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3
- La foi est la confiance ( « trust » ) dans
le sens d'une saisie de l'assurance
d'une sécurité personnelle dans le « salut ».
Quoique l'on prononce beaucoup le
nom de Jésus, cependant tout est centré
sur soi, et la foi reste le moyen de
répondre à l'insécurité personnelle.
- Éléments très semblable. La foi est
presque universellement définie dans les
mêmes termes que chez les évangéliques.
- La foi est une telle appréciation de
l'amour sacrificiel de Dieu que le croyant
est contraint d'adopter le principe
céleste de l'amour désintéressé comme la
motivation de tous ses actes. (Il fait
ce qui est juste parce que c'est juste
et non dans l'espoir d'une récompense ou
la crainte d'un châtiment. Une telle foi
domine l'égocentrisme et la tiédeur.
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4
- Jésus a enseigné que l'amour de soi
est une vertu. « Tu aimeras ton prochain
comme toi-même ». Mais les évangélistes
sont amenés à se méprendre sur ce commandement.
L'erreur fondamentale de l'immortalité
de l'âme déplace leur point de vue
de la justice par la foi hors du centre
de la question.
- Jésus a enseigné que l'amour de soi
est une vertu, une condition indispensable
pour aimer les autres. Cette idée est
extrêmement populaire dans nos milieux.
L'amour de soi et un légitime respect de
soi-même sont confondus.
- Jésus a enseigné que la personne convertie
aimera son prochain comme soi-même
puisque, avant sa conversion, elle trouvait
tout naturel de s'aimer égoïstement.
C'est seulement quand le moi est crucifié
avec le Christ que les hommes ont un sens
véritable de leur valeur personnelle.
Cela se produit quand l'amour égoïste, le
pilier du royaume de Satan, est expulsé
de l'âme par la foi.
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5
- Dieu a fait depuis longtemps un plan
pour notre salut, mais le Christ ne fait
rien pour vous avant que vous l'acceptiez.
Ainsi, l'idée sous-entendue est que si
vous êtes sauvé, c'est dû à votre propre
initiative. Et si vous êtes perdu, c'est
Dieu qui prendra l'initiative en vous
punissant.
- Dieu a pourvu à votre salut, mais cela
ne vous fait aucun bien avant que vous
« acceptiez le Christ ». L'égocentrisme
tord et colore toutes les conceptions de
la justification. Cela est inévitable
quand on dépend de ce qu'il fait de
l'offre de Dieu.
- Christ a justifié tous les hommes.
L'évangile le leur dit. Par l'Esprit. Il
les attire activement et avec persistance
jusqu'à ce qu'ils L'arrêtent par un rejet
persistant. L'Évangile, ce n'est pas :
« Si vous faites votre part », mais « Si
vous appréciez vraiment ce qu'Il a fait ».
Une véritable acceptation constitue la
foi réelle.
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6
- L'Évangile est la « bonne nouvelle » de
ce que Dieu fera pour vous si vous faites
votre part, c'est-à-dire « accepter
le Christ » et ainsi changer en ami votre
Dieu qui est en colère.
- L'Évangile est une « bonne nouvelle »
de ce que Dieu veut faire pour vous si
vous faites votre part. Tout dépend donc
de votre initiative. Il attend que vous
fassiez le premier pas.
- L'Évangile est la bonne nouvelle de
ce que Dieu a fait et est en train de
faire maintenant pour vous. Il n'a cessé
de vous attirer tout au long de votre vie
(Jér. 31.3;
Jean 12.32 ). Si vous ne
résistez pas, vous serez sauvé. L'Évangile
motive pour une véritable reddition du
coeur, pour une réponse de la foi.
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7
- Le fait que Dieu vous accepte dépend
de votre acceptation du Christ. Il vous
considère comme hors de la famille, tant
que vous n'avez pas accepté le Christ.
- Que Dieu vous accepte dépend de
votre acceptation du Christ.
- Dieu vous a déjà accepté dans le
Christ. Votre part est de croire cette
vérité. Voilà l'Évangile. Une telle foi
produit les oeuvres. Elle fournit une
pleine motivation à l'obéissance.
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8
- Dieu torturera les perdus dans un feu
éternel. La doctrine de l'immortalité
naturelle de l'âme impose cela. Le motif
égocentrique des évangélistes fausse leur
vue du caractère de Dieu.
- Dieu torturera et détruira les perdus
dans le feu de l'enfer qui annihile.
- Dieu ne détruit pas l'homme. Chaque
homme qui est détruit se sera lui-même.
Le péché, et non pas Dieu, détruit
les méchants. La seconde mort est une
mesure de miséricorde divine à leur égard
pour mettre fin à leur misère réelle.
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9
- Le pardon est le « pardon » de Dieu pour
les péchés. Il n'y a aucune distinction
entre le pardon et l'effacement des
péchés. Dieu excuse le péché sur la base
de l'oeuvre achevée en Christ.
- Le pardon est le pardon des péchés
accordé par Dieu. Peu d'insistance sur
le coût impliqué ou sur le fait que le
pardon, dans le Nouveau Testament, enlève
le péché.
- La pardon est l'enlèvement des péchés.
L'accent est sur le prix du pardon, prix
qui est le sacrifice du Christ. «
L'effacement des péchés » est nécessaire
pour la purification du sanctuaire et la
justification du ministère du Christ
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10
- Il est difficile d'être sauvé et facile
d'être perdu, mais les évangélistes
n'ont pas développé cette idée autant que
certains l'ont fait dans nos milieux
adventistes.
- La plupart des adventistes pensent
qu'il est difficile d'être sauvé et facile
d'être perdu. Puisque peu nombreux seront
ceux qui réussiront, cela doit être
difficile. Depuis bien des années cette
idée est transmise à la jeunesse.
- Il est facile d'être sauvé et difficile
d'être perdu, une fois qu'on a compris
la vérité de la justification par
la foi et qu'on y a adhéré. L'Évangile
est important pour ce qu'il est : une
« bonne nouvelle ».
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11
- Le pécheur doit être poussé à accepter
Christ et à se soumettre à Lui, et
à le faire alors qu'il continue à être
centré sur lui-même et à désobéir à la
loi de Dieu.
- Les techniques usuelle d'évangélisation
utilisent diverses formes plus ou
moins subtiles pour faire pression sur
le pécheur, afin qu'il « accepte », qu'il
se « soumette ». Ainsi, tous ces appels
sont fondés sur une motivation égocentrique,
un espoir de la récompense ou une
peur de la punition.
- Toute pression utilisant notamment
la peur traduit la non efficacité du
message présenté. Le message de 1888
annonçait, selon Ellen White, un nouveau
jour dans l'évangélisation. Une fois que
la vérité est correctement présenté à
celui qui la cherche, rien ne peut
l'empêcher d'y répondre.
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12
- Quand le pécheur « accepte », il est
« justifié ».
- Quand le pécheur « accepte », il est
« justifié ».
- En réalité, tous les hommes ont été
justifiés quand le Christ est mort. Il
s'agit d'une justification juridique
(forensique)
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13
- La justification par la foi est un
acte juridique par lequel Dieu déclare
juste un homme jusqu'ici injuste, alors
que ce même homme continue à se laisser
aller à des motivations d'un caractère
pécheur. Il y a là un thème antinomien
(faisant fi de la loi).
- Même position. Les aspects objectifs
et subjectifs de la justification
sont confondus. Un changement de coeur
ne trouve pas de place dans cette «
justification par la foi ».
- Quand Dieu proclame que quelqu'un
est juste, Il ne ment pas. La justification
par la foi va au-delà d'une justification
juridique. Elle inclut un vrai
changement du coeur. Dieu impute la foi
à justice, et Sa déclaration est en
réalité une reconnaissance (voir point 3).
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14
- L'expiation est l'apaisement de la
colère de Dieu par le Christ, colère
dirigée vers le péché et les pécheurs,
expiation assurant pardon ou rémission des
péchés. Au mieux, elle est la victoire
sur le péché aux niveaux les plus bas,
mais c'est pour qu'il réapparaisse aux
niveaux les plus hauts.
- De façon assez mystérieuse, il y a
expiation pour le péché qui satisfait la
colère de Dieu contre les pécheurs. Qui
d'autre cette expiation pourrait-elle
satisfaire? Un accent excessif sur le cadre
légaliste de l'expiation éclipse le
pouvoir de la grâce.
- Quoique Dieu haïsse le péché, le
sacrifice du Christ ne l'« apaise » pas ni
ne le motive pour aimer les pécheurs,
car Il les aimait déjà. La propitiation
est offerte par le Père. Elle réconcilie
avec l'univers le pécheur qui croit. De
même que la chair enveloppe les os, de
même la grâce enveloppe la base légale
de l'expiation ( « atonement » ).
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15
- Les conceptions de la justification
par la foi et de la justice pr la foi
chez les évangéliques les conduisent à
désobéir aux commandements de Dieu.
Comment peut-on expliquer autrement leur
rejet du 4ème commandement après 125 ans?
- Notre vue populaire de la justification
et de la justice par la foi n'a pas,
depuis des décenies, véritablement purifié
l'église de l'immoralité, de la tiédeur,
de la mondanité, de la convoitise
et de l'orgueil.
- La vraie justice par la foi conduit
le croyant à la préparation pour la
translation. Plus important, elle
conduit le corps collectif de l'église vers
ce but, dans la génération même qui
l'accepte. La vraie justice est manifestée
dans l'obéissance à tous les commandements
de Dieu.
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16
- Le but suprême de la vie est de gagner
la sécurité éternelle, d'être « sauvé »
de sorte que si vous mourez aujourd'hui,
vous irez au ciel.
- Le but suprême de la vie est d'être
prêt pour aller au ciel, et pour gagner
la sécurité éternelle. L'assurance
éternelle de la sécurité est la priorité
la plus importante
- Le but suprême de la vie est d'assurer
l'honneur et la justification du
Christ à la fin de la « grande controverse ».
Le Christ doit recevoir Sa récompense.
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17
- Le péché est, pour la communauté
chrétienne populaire, une conduite
inacceptable. Ainsi, ne sont pas incluses
l'observation du Sabbat ou la transgression
du Dimanche.
- Le péché est la transgression de la
loi. C'est la définition standard chez
les adventistes. Cette transgression est
souvent comprise superficiellement comme
la transgression d'un tabou moral.
Beaucoup d'insistance est mise sur les
actes « connus » du péché.
- « Ce qui n'est pas foi (conviction)
est péché », ou « le péché est tout ce qui
n'est pas du ressort de la foi » (voyez
la définition au no. 3). Le péché n'est
pas la simple transgression d'un tabou,
mais un échec dans l'appréciation du vrai
caractère de Dieu révélé à la croix.
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18
- La repentance est un devoir désagréable
à accomplir au début de la vie chrétienne.
- Nous avons une conviction brumeuse
de la repentance. La repentance ne va pas
bien avec le bonheur, alors que le bonheur
est le but du chrétien. « Tomber sur
le Rocher » est jugé ridicule. On trouve
chez nous de l'opposition à la croix du
croyant. Le moi doit être satisfait.
- La repentance est une expérience
gratifiante et heureuse de la réalité. Elle
pénètre à travers toute la vie. Une
tristesse profonde du péché signifie une
meilleure relation avec Christ qui a été
« fait péché pour nous ». Celui qui trouve
sa gloire dans la croix est prêt à tout
sacrifice.
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19
- « Né sous la loi » ne signifie pas que
Christ est né sous les ordonnances juives.
- « Né sous la loi » de
Gal. 4.4 signifie
que le Christ est né sous le régime de
la loi cérémonielle juive. (Cf commentaire
du reste dans B.C. no. 6, p. 966).
- « Né sous la loi »
(Gal. 4.4 ) signifie
né sous la condamnation de la loi morale.
Ainsi, le Christ ne fut pas exempt de
quoi que ce soit, mais Il choisit de ne
pas pécher. Il a été à la fois un
substitut et un exemple.
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20
- La chair et la nature du Christ
étaient différentes des nôtres. Il fut
exempt du « péché originel ».
- La plupart de nos auteurs et théologiens
enseignent actuellement que le
Christ a pris la nature sans péché d'Adam
qu'il avait avant la chute. Ainsi, il
avait une « chair sainte ».
- Le Christ a pris la nature pécheresse
de l'homme après la chute. C'est ainsi
qu'Il fut envoyé dans « une chair semblable
à celle du péché » (voir no. 19).
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21
- Christ a porté notre péché d'une
manière uniquement vicaire, mais pas
vraiment. Cela est la conséquence de ce
qui précède.
- Le Christ a porté notre culpabilité
de « façon vicaire » et seulement ainsi.
Il ne pouvait réellement porter notre
culpabilité. Cette idée (fausse) provient
de la difficulté à saisir la réalité de
l'identité du Christ avec le corps collectif
de l'humanité.
- Le Christ a réellement porté notre
culpabilité quoiqu'Il fut sans péché. Le
Christ s'est vraiment et complètement
identifié à nous. Son baptême fut pour
la repentance. (Le mot « vicaire » ne fut
jamais employé par Ellen White ou par
Jones et Waggoner).
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22
- La tentation subie par le Christ n'est
pas ce que nous avons à affronter. Ses
tentations étaient seulement des tentations
non pécheresses, c'est-à-dire qu'Il
fut seulement tenté de faire des choses
qui n'étaient pas pécheresses, ou comme
disent certains, qu'Il fut simplement
tenté comme le fut Adam dans sa nature
sans péché
- Il a été « impossible », « inutile » pour
le Christ d'être réellement tenté en tous
points comme nous le sommes. C'est aussi
le point de vue des évangéliques. Ces
vues proviennent d'une ignorance du message
de 1888. Les mots entre guillemets
sont extraits du « Ministry » de janvier
1961. Sans aucun doute, de telles vues
exacerbent l'immortalité et le divorce
dans l'église.
- Le Christ fut vraiment et terriblement
tenté en tous points comme nous le
sommes, de façon identique à nous et pas
seulement comme le fut Adam avant la faute.
Il a été tenté à partir de notre
situation, cependant sans pécher. Il
connaît la pleine force de toute tentation
que subit un être humain, et il n'y
a personne qu'Il ne puisse secourir.
Héb. 2.18.
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23
- Le Christ était naturellement bon.
Sa volonté était à la volonté du
Père.
- Le Christ était « naturellement » bon.
Sa volonté était identique à celle
de Son Père. Il ne connaissait pas de
conflits intérieurs. Ce point de vue
manque d'apprécier la réalité de l'incarnation
du Christ et de Ses tentations telles
qu'elles sont dévoilées dans
Mat. 26.39.
- La justice du Christ n'était pas
« naturelle », mais existait par la foi.
Il eut à renoncer à Sa propre volonté en
vue de suivre celle de Son Père, car Sa
volonté naturelle était opposée à celle
de Son Père.
Jean 5.30;
Jean 6.38.
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24
- De façon spécifique, le Christ ne fut
pas un exemple, une forme dans le domaine
de la sexualité.
- Il n'y a pratiquement rien dans la
littérature adventiste sur la capacité
du Christ à être tenté sur le plan sexuel.
Il semble choquant de penser qu'Il était
un être normalement constitué sur ce plan.
- Le message de 1888 n'hésite pas à
présenter l'exemple du Christ comme
parfaitement pertinent. Il est venu « en
chair ». Les définitions de la capacité
du Christ à être tenté se trouvent dans
les Psaumes messianiques. S'Il n'est pas
complètement un Sauveur, Il ne peut nous
secourir, nous qui sommes tentés. Ce
message correspond au besoin du chrétien
actuel.
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25
- À cause d'une vue fausse de la nature
du Christ, Sa « justice » est un terme qui
n'a pas de sens. Les vues calvinistes
limitent Sa justice à la substitution et
ignorent la réalité de Son exemple pour
nous.
- La « justice du Christ » est un terme
qui nous est familier, mais nos idées
confuses sur la nature du Christ rendent
le concept brumeux. Il est généralement
avancé que le Christ était bon parce qu'Il
avait un héritage génétique différent du
nôtre. C'est une grande chance qu'Il soit
un « milliardaire » moral qui puisse «
couvrir » nos dettes morales. Vous pêcherez
toujours, du moins inconsciemment.
Conservez la validité de votre prime d'assurance
en faisant confiance, et vous êtes
« couvert ».
- La justice du Christ est la norme
pour toute personne dans les circonstances
particulières où elle se trouve à
n'importe quel moment. En d'autres termes
cela devient efficace par le principe de
la croix. Le Christ a surmonté votre
problème par une complète victoire sur
le péché et sur le moi. C'est cela Sa
justice. Elle convient à votre cas. En
vérité, depuis le moment où Christ vous
a libéré, vous n'êtes plus dans l'obligation
de pécher. La clé est une vraie
foi, une foi authentique. Christ est à
la fois notre exemple et notre substitut.
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26
- Il n'y a chez les évangéliques aucun
concept de purification du sanctuaire
céleste comme une oeuvre parallèle à la
justice par la foi ou liée à elle. Comme le
dit E.G. White, les « églises », en général...
n'ont aucune connaissance du chemin
qui conduit au lieu très saint et ne
peuvent bénéficier de l'intercession que
Jésus y exerce. (Premiers Écrits, p.261)
- La plupart des adventistes n'ont aucun
concept de la purification du sanctuaire
comme une oeuvre vitale à une authentique
justice par la foi ou en relation
avec elle. On constate dans nos milieux
une répugnance à prêcher la vérité du
sanctuaire par crainte d'être identifié
à des marginaux ou à des perfectionnistes.
- Il est vraiment impossible de comprendre
la sorte de justice par la foi qui
préparera un peuple pour la venue du
Seigneur, si ce n'est par la saisie de la
vérité du sanctuaire dans sa phase finale.
Autrement, les deux doctrines sont stériles.
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27
- Il n'y a chez eux aucun concept de
purification du sanctuaire céleste. Leur
ignorance de ce sujet est virtuellement
totale.
- Les présentations actuelles de la
vérité du sanctuaire comme ayant un effet
pratique sur l'expérience chrétienne sont
presque inexistantes, à part quelques
exceptions de controverses récentes
suscitées par le message de 1888.
- Le coeur même du message de 1888 est
dans la purification du sanctuaire. Celle-ci
a pour effet l'enlèvement du péché
dans le coeur du croyant. Le courant de
péché qui coule dans le sanctuaire doit
être arrêté à sa source, c'est-à-dire les
coeurs des membres du peuple de Dieu.
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28
- Le fait de pécher et de se repentir
est l'ordre actuel des choses jusqu'au
retour de Jésus.
- L'insistance populaire concerne
l'impossibilité d'une vie sans péché. Cela
est dû à la mauvaise conception qui
prévaut concernant la nature de Christ, et
à la négligence de la vérité sur le
sanctuaire.
- La perfection du caractère n'est pas
le seul but. Elle est facilement accessible
une fois que le peuple de Dieu a
la foi de Jésus. La seule difficulté est
l'ignorance de la vraie justice par la
foi ou son rejet.
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29
- Le syndrome de « toujours pécher » et
« toujours se repentir » est le coeur même
du Romanisme. Le péché se perpétue. En
réalité, la conception évangélique populaire
est la même, parce que l'orgueil
spirituel est l'essence de leur opinion
concernant la victoire à remporter sur
le péché (là où il n'y a pas de véritable
observation du Sabbat, il n'y a pas de
repos de l'amour de soi).
- Une « grâce à bon marché » est le seul
résultat d'une confusion concernant la
nature du Christ, de préjugés à propos de
la perfection du caractère chrétien, de
l'éclipse de la croix, et de la négligence
de la purification du sanctuaire.
- La justice par la foi impose un très
haut standard. C'est celui du Christ Lui-même.
La vie d'une parfaite soumission
qu'Il a vécue « dans une chair semblable
à celle du péché » devient le standard ou
la norme pour celui qui a « la foi de
Jésus ». Quand ce travail a été accompli,
la purification du sanctuaire est accomplie.
Le Christ voit alors Son caractère
parfaitement réfléchi dans Son église.
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30
-
1 Jean 2
nous dit de ne pas pécher,
mais donne virtuellement licence au péché.
Jésus, en tant que votre avocat, arrangera
votre droit au ciel avec le juge, le
Père.
-
1 Jean 2
nous dit de ne pas pécher,
de même que notre compagnie d'assurances
nous dit de ne pas avoir d'accident. Mais
vous êtes sûrs de faillir tôt ou tard.
Aussi, assurez-vous que vous êtes « couverts »
par la police du suprême avocat.
Nos gens pensent que le Christ est notre
avocat plaidant pour nous auprès du Juge
pour qu'Il nous fasse grâce. Nous ne
pouvons pas espérer plus qu'une victoire sur
les péchés « connus ». La participation à
des péchés non connus est inévitable
jusqu'au retour de Jésus. (Des exemples
bibliques du péchés non connus sont la
crucifixion du Christ et l'orgueil laodicéen)
- Dans le contexte,
1 Jean 2.1 dit que
le but du Christ pour Son peuple, en ayant
accompli Son sacrifice est la cessation
du péché. Et cela devient effectif quand
les membres saisissent le principe de la
culpabilité collective et voient leur
relation avec le péché du monde. Ainsi, le
souci de Jean concernait l'oeuvre que la
purification du sanctuaire doit accomplir.
Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont
unis pour rendre les croyants capables
de vaincre comme le Christ a vaincu. Cela
inclut naturellement la victoire sur tout
péché, mais cela n'est jamais consciemment
réalisé ou proclamé (Cela n'est pas
un perfectionisme fanatique comme certains
le prétendent, Il n'est pas centré sur
soi, mais il découle entièrement de la
foi).
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31
- C'est une vertu de clamer : « Je suis
sauvé ». C'est une idée qui laisse dans
la confusion. Elle est souvent associée
à un orgueil spirituel tragique et à un
faux sens d'assurance à la lumière de
Mat. 7.21-23.
Il y a là une conséquence
directe de l'emphase égocentrique.
- L'enseignement qui pousse nos membres
à clamer « je suis sauvé » est en contradiction
avec ce qu'on lit dans Paraboles.
(Voir citation en note). C'est la conséquence
des « Croisades pour Christ » et des
techniques utilisées dans « Evangelism
Explosion ».
- Celui qui voit le Christ comme Il est
vraiment est délivré de toute préoccupation
égocentrique concernant sa propre
sécurité. Il est pleinement conscient de
son propre péché, et ne proclame ni sa
perfection, ni sa sécurité (les deux choses
n'en forment qu'une). Quel est l'essentiel
de son souci? C'est de savoir
comment il peut honorer son Sauveur
maintenant et toujours. Il est captivé par
la justice du Christ, sans se préoccuper
de sa propre récompense. Cela est en
plein accord avec ce qu'on lit dans «
Paraboles ». p. 158.
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32
- Le point de vue égocentrique qui
prévaut fait qu'il est impossible de penser
à la repentance de quelqu'un d'autre, si
ce n'est pour ses propres péchés. Le
motif pour la repentance reste la sécurité
personnelle.
- Le point de vue égocentrique qui
prévaut rend difficile d'envisager la
repentance autrement que pour soi seul. La
motivation dominante est en relation avec
son salut personnel. C'est une négation
du véritable esprit de repentance. Une
sympathie réelle avec le Christ est
impossible.
- La repentance et le baptême du Christ
introduisent une notion plus large, celle
d'une culpabilité et d'une repentance collective.
Nous nous voyons « potentiellement »
coupable des péchés du monde entier.
Cela rend possible un amour effectif comme
celui du Christ. Cela rend aussi possible
une identité avec le Christ, comme celle
d'une épouse véritable et compréhensive
ressent pour son mari. Une repentance
collective mobilise la sympathie active et
la compréhension du peuple du Christ lié
à Lui dans l'oeuvre finale de l'expiation.
Le moi cesse d'être le centre d'intérêt.
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33
- Maintenir la vie chrétienne est une
chose très difficile.
- Même point de vue. L'accent est mis
sur la difficulté de rester chrétien. Les
perspectives sont décourageantes. Tout
dépend de notre fermeté à tenir la main
de Dieu. L'impression est que Dieu ne se
soucie pas trop du fait que vous abandonniez.
- Tout dépend du fait que vous croyez
que Dieu vous aime, vous respecte et vous
considère comme étant précieux au point
de vous tenir par la main. Ce qui fait
que la vie chrétienne apparaît difficile
est l'éclipse du message de la justice
du Christ. « L'amour du Christ nous presse »
rend impossible une façon de vivre en
égoïste.
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34
- Les divergences doctrinales sont
inévitables.
- L'idée habituelle est que l'unité
dans l'église est impossible jusqu'au
retour du Seigneur.
- Une parfaite unité est la norme dans
une église qui a la foi du Nouveau
Testament. Point n'est besoin, par exemple,
d'idées contraires dans la compréhension
prophétique.
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35
- Le christianisme est une relation
avec la personne du Christ. Beaucoup de
sentimentalisme est inclus.
- La justice par la foi est vue comme
une relation avec la personne du Christ.
C'est le point de vue des évangéliques.
L'accent sur une relation physique conduit
à la recherche de l'émotion, au mysticisme
« Parler du Christ sans la Parole conduit
au sentimentalisme » E.G. White.
- La justice par la foi n'est pas une
relation avec la personne du Christ
puisqu'il est personnellement remonté au ciel
mais Il a envoyé Son Saint-Esprit, et
c'est à travers Lui que nous connaissons
le Christ par Sa Parole. Il n'y a pas de
sentimentalisme dans la justice par la
foi.
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36
- Il n'y a pas, chez les évangélistes,
une claire conception de la fin de la
commission de l'Évangile, certainement pas
de la récolte du grain ou de la préparation
du caractère pour la venue du Christ.
- Vous pouvez croire en la justice par
la foi et la prêcher avec clarté et avec
puissance des décennies sans que la
mission évangélique soit terminée.
- Croire en la justice par la foi et
la prêcher clairement, c'est catalyser
l'église et le monde vivant dans une
seule génération et terminer le mandat
évangélique.
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37
- Le temps de la seconde venue du Christ
est prédéterminée par le Père (concept
calviniste). Rien ne peut hâter ou retarder
l'heure de la seconde venue, car cela
altèrerait la volonté souveraine de Dieu.
- Jusqu'à ces derniers temps prévalait
l'idée que l'heure de la venue de Christ
est prédéterminée. Le peuple de Dieu ne
peut ni la hâter ni la retarder.
- Le Christ désire revenir. Il est prêt
à le faire. Il viendra dès que Sa fiancée
sera prête à L'accueillir. En d'autres
termes, le Christ reviendra quand nous
Le désirerons, Lui, vraiment. Désirer Son
avènement est la conséquence de la
compréhension de la justice par la foi.
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38
- Si la venue du Christ est désirée,
c'est par un désir de récompense.
- La venue du Christ est surtout désirée
par les personnes âgées, les malades, ceux
qui souffrent de rhumatismes ou ceux qui
meurent de cancer. Sa venue est liée à
la pensée que « nous pouvons tous aller
à la maison dans la gloire ».
- Une sympathie pour le Christ, un désir
qu'Il reçoive Sa récompense et expérimente
la pleine justification de Son ministère,
et un désir de voir la fin des
souffrances de ce monde, sont des raisons
réelles pour souhaiter de hâter le retour
du Christ.
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39
- Un consensus est plus important que
la vérité. C'est pourquoi les évangéliques
gardent le dimanche plutôt que le
Sabbat du Seigneur.
- La recherche d'un consensus est si
importante que la vérité peut attendre
presque indéfiniment. La majorité ne peut
se tromper. Si vos convictions diffèrent
de la majorité organisée, étouffez-les.
- Une authentique justice par la foi
est toujours initialement acceptée. La
vraie foi du Nouveau Testament communique
un courage qui ne tremble pas devant la
majorité ou le pouvoir. Elle conduit à
porter la croix avec le Christ.
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40
- Il y a chez eux beaucoup de confusion
entre l'ancienne et la nouvelle alliance
L'idée du dispentionalisme est largement
répandue. L'obéissance aux dix commandements
est une façon de vivre se rapportant
à l'ancienne alliance.
- Beaucoup de confusion sur le même
point. Même quelque « dispensationalisme »
est présent. La racine de l'« ancienne
alliance » n'est pas discernée. Beaucoup
d'insistance sur le fait de s'engager à
garder les dix commandements (surtout
chez les enfants).
- La racine de l'« ancienne alliance »
était la promesse faite sans foi d'obéir
à la loi. Dieu ne nous demande jamais de
faire une telle promesse. Cela engendrerait
l'esclavage par la connaissance des
promesses non tenues. Dieu nous demande
plutôt de croire dans les promesses qu'Il
nous fait.
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41
- Il y a chez eux beaucoup de joie
triomphante à la pensée que Dieu travaille
merveilleusement pour eux dans des réveils
modernes, tels que ceux suscités par
Finney, Andrew Murray, Moody, Billy
Graham, « Campus Croisade », « Evangelism
Explosion », etc. Cf Premier Écrits, p.504
- Dieu a agi et agit « merveilleusement »
dans la plupart de ces « réveils modernes ».
Nos membres sont souvent invités à assister
à leurs réunions et nos pasteurs sont
dirigés vers des centres non adventistes
d'évangélisation pour qu'ils reçoivent
une instruction sur la façon de présenter
la justification par la foi. Cela crée
une sérieuse confusion. L'implication est
que Babylone prêche l'« Évangile Éternel »
au moins d'une façon significative.
- Il faut ici de la prudence. Jones et
Waggoner étaient convaincus que le Seigneur
avait donné un message unique de justice
par la foi à l'église adventiste du
septième jour, que Babylone était tombée et
qu'elle ne comprenait pas le message.
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42
- Les revivalistes ont été à la source
d'une vie spirituelle pour les églises
pour un siècle et plus.
- De façon précise, les hommes dont les
noms suivent ont reçu de Dieu le même
message que celui qu'Il a donné aux adventistes
en 1888 (note du traducteur : ce
n'est pas l'avis de R. Wieland mais du
Dr Froom); suivent de nombreux noms
américains parmi lesquels nous reconnaissons
Murray, Gordon, Moody, Finnay, Studd, etc.
(On pourrait ajouter les noms français
de revivalistes protestants du siècle
dernier).
- Jones et Waggoner ne reçurent pas leur
message en puisant dans d'autres auteurs
ou commentaires ou crédos, mais dans la
Bible. La « vision » de Waggoner qu'il eut
en 1882 le convainquit que le Christ
crucifié était le coeur du message des trois
anges. Jones et Waggoner donnèrent la
preuve d'une indépendance rafraîchissante
vis-à-vis des écrits d'autres auteurs.
Leur message était distinctement différent
de celui des revivalistes évangéliques.
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43
- La doctrine de la justification par
la foi est reçue comme un leg des
Réformateurs du 16ème siècle.
- Le message donné en 1888 sur la justice
et la justification par la foi est
venu « des croyances des églises protestantes
de l'époque ». Cf le livre de Pease
p. 138-139.
- Les aperçus qui ont fait du message
de 1888 quelque chose d'unique ne proviennent
pas des « credo des églises protestantes
de l'époque », mais viennent de
l'inspiration directe du Saint-Esprit sur
« les esprits d'hommes divinement choisis »
et dont « les lettres de créances venaient
du ciel » (E.G.White). Cela ressort du
fait que le message de la justice par la
foi est en liaison avec la purification
du sanctuaire, une vérité qu'aucune église
et aucun credo ne mentionnaient. Ce
n'est que superficiellement qu'apparaissent
des parallèles.
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44
- Les églises évangéliques ne montrent
pas un besoin pour une meilleure
compréhension de la justice par la foi. Elles
manifestent plutôt de l'orgueil spirituel
et une satisfaction personnelle. On prête
peu d'attention au message de Laodicée.
« Nous sommes sauvés ».
- Dans nos milieux, on ne voit qu'un
besoin limité d'une meilleure compréhension
de la justice par la foi. Les
prédicateurs estiment généralement qu'ils
comprennent et prêchent le sujet convenablement,
même avec puissance. « Nous comprenons
la justice par la foi; simplement,
nous ne la vivons pas comme nous le devrions.
Oublions 1888 et travaillons plus dur ».
- Ceux qui comprennent le message de
1888 ont un sens aigu du message à Laodicée.
Notre problème primordial n'est pas
une question de conduite de vie. Il s'agi
de vérité et de foi en elle. La vraie foi
produit des oeuvres. Si nous croyons
vraiment, nous vivrons vraiment. « La justice
par la foi » veut dire ce qu'elle dit
c'est-à-dire que si quelqu'un a une vraie
foi, la justice devient une réalité dans
sa vie.
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45
- Peu d'attention aussi à notre participation
à la crucifixion du Christ, à cause
de notre inimitié naturelle à l'égard
de Dieu.
- La vue générale est que « nous » avons
accepté la justice par la foi à partir
de 1888. Quelques-uns seulement l'ont
finalement rejetée, moins d'une dizaine.
Il en résulte peu ou pas du tout de
sentiment d'un besoin de l'expiation finale
(at-one-ment).
- Jones et Waggoner eurent le sentiment
que le début de la pluie de l'arrière-saison
avait été rejeté par leurs pairs
et leurs contemporains, et cela dans une
grande mesure. Le problème de base est
le même que celui qui a existé au Calvaire,
c'est-à-dire l'inimitié contre Dieu.
Il y eut en 1888 le sens du besoin d'une
expiation achevée.
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46
- Il est acquis que l'église est prête,
au moins les « saints » pour la venue du
Christ ou l'enlèvement à n'importe quel
moment. Quiconque est « sauvé » est prêt.
- L'église adventiste progresse quant
à la doctrine et à l'expérience de la
justice par la foi (Cf Livre de Pease,
p. 227). Froom est d'accord. Maintenant
que nos vues sur la Trinité s'accordent
avec celles des credo d'Athanase et de
Chalcédoine, nous sommes prêts, ou presque,
à recevoir la pluie de l'arrière-saison.
Mouvement du Destin, p. 283-286; 314-319.
- Une inimitié latente contre Dieu et
le besoin de l'achèvement de l'expiation
(« atonement ») fut la véritable question
lors de la Conférence de 1888 et après.
On ne trouve pas un mot d'Ellen White ou
de Jones et Waggoner qui suggèrerait que
la question essentielle était le problème
de la Trinité. L'amour de soi était le
vrai problème et non le semi-arianisme.
Ce dernier aurait été rapidement liquidé
si le premier l'avait été d'abord. Une
repentance de la Dénomination doit se
manifester avant que la pluie de l'arrière-saison
puisse être reconnue et reçue.
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Traruction G. Poublan