TROIS POINTS DE VUE SUR LA JUSTIFICATION PAR LA FOI

Robert J. Wieland

  • ÉVANGÉLIQUE POPULAIRE
  • ADVENTISTE CONTEMPORAIN
  • MESSAGE DU TROISIÈME ANGE
  • Le point de vue populaire des églises évangélique
  • Le point de vue adventiste contemporain mis en parallèle
  • Le point de vue du message donné en 1888
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  • Tout commence avec le besoin humain d'une sécurité éternelle. Aussi l'appel est-il centré sur soi et reste-t-il toujours ainsi.
  • Position très semblable. L'appel s'adresse à notre égoïsme naturel. Il nous semble difficile de concevoir un autre appel que celui qui est égocentrique. tout commence avec le besoin du pécheur.
  • Le départ est l'amour de Dieu révélé à la croix (1 Cor. 2.1-5 ). L'appel est adressé à une plus haute motivation : amour et gratitude. Cet appel n'est donc pas égocentrique.
    2
  • L'amour de Dieu est lui-même égocentrique. Le Christ a été lui-même soutenu par un point de vue personnel. Il n'a pas connu l'équivalent de la « seconde mort », mais il est allé immédiatement au paradis comme le demande la doctrine de l'immortalité de l'âme. Ainsi, le véritable amour, « l'agapé » est éclipsé et rendu nul.
  • Très peu de prédicateur ou auteurs reconnaissent la nature égocentrique de l'amour tel qu'il est compris par les églises populaires, ceci en contraste avec l'amour « agapé » qui vide de soi-même selon le Nouveau Testament. Il y a beaucoup de confusion sur le sens de l'amour.
  • L'amour véritable vide de la préoccupation de soi, et il est même prêt à renoncer au salut personnel pour le bien des autres. L'amour du Christ est le modèle. Il a connu une mort équivalente à la seconde mort. Cet amour, habitant dans le coeur, bannit l'égocentrisme, qui est la cause de la tiédeur, et achèvera la tâche évangélique.
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  • La foi est la confiance ( « trust » ) dans le sens d'une saisie de l'assurance d'une sécurité personnelle dans le « salut ». Quoique l'on prononce beaucoup le nom de Jésus, cependant tout est centré sur soi, et la foi reste le moyen de répondre à l'insécurité personnelle.
  • Éléments très semblable. La foi est presque universellement définie dans les mêmes termes que chez les évangéliques.
  • La foi est une telle appréciation de l'amour sacrificiel de Dieu que le croyant est contraint d'adopter le principe céleste de l'amour désintéressé comme la motivation de tous ses actes. (Il fait ce qui est juste parce que c'est juste et non dans l'espoir d'une récompense ou la crainte d'un châtiment. Une telle foi domine l'égocentrisme et la tiédeur.
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  • Jésus a enseigné que l'amour de soi est une vertu. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Mais les évangélistes sont amenés à se méprendre sur ce commandement. L'erreur fondamentale de l'immortalité de l'âme déplace leur point de vue de la justice par la foi hors du centre de la question.
  • Jésus a enseigné que l'amour de soi est une vertu, une condition indispensable pour aimer les autres. Cette idée est extrêmement populaire dans nos milieux. L'amour de soi et un légitime respect de soi-même sont confondus.
  • Jésus a enseigné que la personne convertie aimera son prochain comme soi-même puisque, avant sa conversion, elle trouvait tout naturel de s'aimer égoïstement. C'est seulement quand le moi est crucifié avec le Christ que les hommes ont un sens véritable de leur valeur personnelle. Cela se produit quand l'amour égoïste, le pilier du royaume de Satan, est expulsé de l'âme par la foi.
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  • Dieu a fait depuis longtemps un plan pour notre salut, mais le Christ ne fait rien pour vous avant que vous l'acceptiez. Ainsi, l'idée sous-entendue est que si vous êtes sauvé, c'est dû à votre propre initiative. Et si vous êtes perdu, c'est Dieu qui prendra l'initiative en vous punissant.
  • Dieu a pourvu à votre salut, mais cela ne vous fait aucun bien avant que vous « acceptiez le Christ ». L'égocentrisme tord et colore toutes les conceptions de la justification. Cela est inévitable quand on dépend de ce qu'il fait de l'offre de Dieu.
  • Christ a justifié tous les hommes. L'évangile le leur dit. Par l'Esprit. Il les attire activement et avec persistance jusqu'à ce qu'ils L'arrêtent par un rejet persistant. L'Évangile, ce n'est pas : « Si vous faites votre part », mais « Si vous appréciez vraiment ce qu'Il a fait ». Une véritable acceptation constitue la foi réelle.
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  • L'Évangile est la « bonne nouvelle » de ce que Dieu fera pour vous si vous faites votre part, c'est-à-dire « accepter le Christ » et ainsi changer en ami votre Dieu qui est en colère.
  • L'Évangile est une « bonne nouvelle » de ce que Dieu veut faire pour vous si vous faites votre part. Tout dépend donc de votre initiative. Il attend que vous fassiez le premier pas.
  • L'Évangile est la bonne nouvelle de ce que Dieu a fait et est en train de faire maintenant pour vous. Il n'a cessé de vous attirer tout au long de votre vie (Jér. 31.3; Jean 12.32 ). Si vous ne résistez pas, vous serez sauvé. L'Évangile motive pour une véritable reddition du coeur, pour une réponse de la foi.
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  • Le fait que Dieu vous accepte dépend de votre acceptation du Christ. Il vous considère comme hors de la famille, tant que vous n'avez pas accepté le Christ.
  • Que Dieu vous accepte dépend de votre acceptation du Christ.
  • Dieu vous a déjà accepté dans le Christ. Votre part est de croire cette vérité. Voilà l'Évangile. Une telle foi produit les oeuvres. Elle fournit une pleine motivation à l'obéissance.
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  • Dieu torturera les perdus dans un feu éternel. La doctrine de l'immortalité naturelle de l'âme impose cela. Le motif égocentrique des évangélistes fausse leur vue du caractère de Dieu.
  • Dieu torturera et détruira les perdus dans le feu de l'enfer qui annihile.
  • Dieu ne détruit pas l'homme. Chaque homme qui est détruit se sera lui-même. Le péché, et non pas Dieu, détruit les méchants. La seconde mort est une mesure de miséricorde divine à leur égard pour mettre fin à leur misère réelle.
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  • Le pardon est le « pardon » de Dieu pour les péchés. Il n'y a aucune distinction entre le pardon et l'effacement des péchés. Dieu excuse le péché sur la base de l'oeuvre achevée en Christ.
  • Le pardon est le pardon des péchés accordé par Dieu. Peu d'insistance sur le coût impliqué ou sur le fait que le pardon, dans le Nouveau Testament, enlève le péché.
  • La pardon est l'enlèvement des péchés. L'accent est sur le prix du pardon, prix qui est le sacrifice du Christ. « L'effacement des péchés » est nécessaire pour la purification du sanctuaire et la justification du ministère du Christ
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  • Il est difficile d'être sauvé et facile d'être perdu, mais les évangélistes n'ont pas développé cette idée autant que certains l'ont fait dans nos milieux adventistes.
  • La plupart des adventistes pensent qu'il est difficile d'être sauvé et facile d'être perdu. Puisque peu nombreux seront ceux qui réussiront, cela doit être difficile. Depuis bien des années cette idée est transmise à la jeunesse.
  • Il est facile d'être sauvé et difficile d'être perdu, une fois qu'on a compris la vérité de la justification par la foi et qu'on y a adhéré. L'Évangile est important pour ce qu'il est : une « bonne nouvelle ».
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  • Le pécheur doit être poussé à accepter Christ et à se soumettre à Lui, et à le faire alors qu'il continue à être centré sur lui-même et à désobéir à la loi de Dieu.
  • Les techniques usuelle d'évangélisation utilisent diverses formes plus ou moins subtiles pour faire pression sur le pécheur, afin qu'il « accepte », qu'il se « soumette ». Ainsi, tous ces appels sont fondés sur une motivation égocentrique, un espoir de la récompense ou une peur de la punition.
  • Toute pression utilisant notamment la peur traduit la non efficacité du message présenté. Le message de 1888 annonçait, selon Ellen White, un nouveau jour dans l'évangélisation. Une fois que la vérité est correctement présenté à celui qui la cherche, rien ne peut l'empêcher d'y répondre.
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  • Quand le pécheur « accepte », il est « justifié ».
  • Quand le pécheur « accepte », il est « justifié ».
  • En réalité, tous les hommes ont été justifiés quand le Christ est mort. Il s'agit d'une justification juridique (forensique)
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  • La justification par la foi est un acte juridique par lequel Dieu déclare juste un homme jusqu'ici injuste, alors que ce même homme continue à se laisser aller à des motivations d'un caractère pécheur. Il y a là un thème antinomien (faisant fi de la loi).
  • Même position. Les aspects objectifs et subjectifs de la justification sont confondus. Un changement de coeur ne trouve pas de place dans cette « justification par la foi ».
  • Quand Dieu proclame que quelqu'un est juste, Il ne ment pas. La justification par la foi va au-delà d'une justification juridique. Elle inclut un vrai changement du coeur. Dieu impute la foi à justice, et Sa déclaration est en réalité une reconnaissance (voir point 3).
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  • L'expiation est l'apaisement de la colère de Dieu par le Christ, colère dirigée vers le péché et les pécheurs, expiation assurant pardon ou rémission des péchés. Au mieux, elle est la victoire sur le péché aux niveaux les plus bas, mais c'est pour qu'il réapparaisse aux niveaux les plus hauts.
  • De façon assez mystérieuse, il y a expiation pour le péché qui satisfait la colère de Dieu contre les pécheurs. Qui d'autre cette expiation pourrait-elle satisfaire? Un accent excessif sur le cadre légaliste de l'expiation éclipse le pouvoir de la grâce.
  • Quoique Dieu haïsse le péché, le sacrifice du Christ ne l'« apaise » pas ni ne le motive pour aimer les pécheurs, car Il les aimait déjà. La propitiation est offerte par le Père. Elle réconcilie avec l'univers le pécheur qui croit. De même que la chair enveloppe les os, de même la grâce enveloppe la base légale de l'expiation ( « atonement » ).
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  • Les conceptions de la justification par la foi et de la justice pr la foi chez les évangéliques les conduisent à désobéir aux commandements de Dieu. Comment peut-on expliquer autrement leur rejet du 4ème commandement après 125 ans?
  • Notre vue populaire de la justification et de la justice par la foi n'a pas, depuis des décenies, véritablement purifié l'église de l'immoralité, de la tiédeur, de la mondanité, de la convoitise et de l'orgueil.
  • La vraie justice par la foi conduit le croyant à la préparation pour la translation. Plus important, elle conduit le corps collectif de l'église vers ce but, dans la génération même qui l'accepte. La vraie justice est manifestée dans l'obéissance à tous les commandements de Dieu.
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  • Le but suprême de la vie est de gagner la sécurité éternelle, d'être « sauvé » de sorte que si vous mourez aujourd'hui, vous irez au ciel.
  • Le but suprême de la vie est d'être prêt pour aller au ciel, et pour gagner la sécurité éternelle. L'assurance éternelle de la sécurité est la priorité la plus importante
  • Le but suprême de la vie est d'assurer l'honneur et la justification du Christ à la fin de la « grande controverse ». Le Christ doit recevoir Sa récompense.
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  • Le péché est, pour la communauté chrétienne populaire, une conduite inacceptable. Ainsi, ne sont pas incluses l'observation du Sabbat ou la transgression du Dimanche.
  • Le péché est la transgression de la loi. C'est la définition standard chez les adventistes. Cette transgression est souvent comprise superficiellement comme la transgression d'un tabou moral. Beaucoup d'insistance est mise sur les actes « connus » du péché.
  • « Ce qui n'est pas foi (conviction) est péché », ou « le péché est tout ce qui n'est pas du ressort de la foi » (voyez la définition au no. 3). Le péché n'est pas la simple transgression d'un tabou, mais un échec dans l'appréciation du vrai caractère de Dieu révélé à la croix.
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  • La repentance est un devoir désagréable à accomplir au début de la vie chrétienne.
  • Nous avons une conviction brumeuse de la repentance. La repentance ne va pas bien avec le bonheur, alors que le bonheur est le but du chrétien. « Tomber sur le Rocher » est jugé ridicule. On trouve chez nous de l'opposition à la croix du croyant. Le moi doit être satisfait.
  • La repentance est une expérience gratifiante et heureuse de la réalité. Elle pénètre à travers toute la vie. Une tristesse profonde du péché signifie une meilleure relation avec Christ qui a été « fait péché pour nous ». Celui qui trouve sa gloire dans la croix est prêt à tout sacrifice.
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  • « Né sous la loi » ne signifie pas que Christ est né sous les ordonnances juives.
  • « Né sous la loi » de Gal. 4.4 signifie que le Christ est né sous le régime de la loi cérémonielle juive. (Cf commentaire du reste dans B.C. no. 6, p. 966).
  • « Né sous la loi » (Gal. 4.4 ) signifie né sous la condamnation de la loi morale. Ainsi, le Christ ne fut pas exempt de quoi que ce soit, mais Il choisit de ne pas pécher. Il a été à la fois un substitut et un exemple.
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  • La chair et la nature du Christ étaient différentes des nôtres. Il fut exempt du « péché originel ».
  • La plupart de nos auteurs et théologiens enseignent actuellement que le Christ a pris la nature sans péché d'Adam qu'il avait avant la chute. Ainsi, il avait une « chair sainte ».
  • Le Christ a pris la nature pécheresse de l'homme après la chute. C'est ainsi qu'Il fut envoyé dans « une chair semblable à celle du péché » (voir no. 19).
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  • Christ a porté notre péché d'une manière uniquement vicaire, mais pas vraiment. Cela est la conséquence de ce qui précède.
  • Le Christ a porté notre culpabilité de « façon vicaire » et seulement ainsi. Il ne pouvait réellement porter notre culpabilité. Cette idée (fausse) provient de la difficulté à saisir la réalité de l'identité du Christ avec le corps collectif de l'humanité.
  • Le Christ a réellement porté notre culpabilité quoiqu'Il fut sans péché. Le Christ s'est vraiment et complètement identifié à nous. Son baptême fut pour la repentance. (Le mot « vicaire » ne fut jamais employé par Ellen White ou par Jones et Waggoner).
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  • La tentation subie par le Christ n'est pas ce que nous avons à affronter. Ses tentations étaient seulement des tentations non pécheresses, c'est-à-dire qu'Il fut seulement tenté de faire des choses qui n'étaient pas pécheresses, ou comme disent certains, qu'Il fut simplement tenté comme le fut Adam dans sa nature sans péché
  • Il a été « impossible », « inutile » pour le Christ d'être réellement tenté en tous points comme nous le sommes. C'est aussi le point de vue des évangéliques. Ces vues proviennent d'une ignorance du message de 1888. Les mots entre guillemets sont extraits du « Ministry » de janvier 1961. Sans aucun doute, de telles vues exacerbent l'immortalité et le divorce dans l'église.
  • Le Christ fut vraiment et terriblement tenté en tous points comme nous le sommes, de façon identique à nous et pas seulement comme le fut Adam avant la faute. Il a été tenté à partir de notre situation, cependant sans pécher. Il connaît la pleine force de toute tentation que subit un être humain, et il n'y a personne qu'Il ne puisse secourir. Héb. 2.18.
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  • Le Christ était naturellement bon. Sa volonté était à la volonté du Père.
  • Le Christ était « naturellement » bon. Sa volonté était identique à celle de Son Père. Il ne connaissait pas de conflits intérieurs. Ce point de vue manque d'apprécier la réalité de l'incarnation du Christ et de Ses tentations telles qu'elles sont dévoilées dans Mat. 26.39.
  • La justice du Christ n'était pas « naturelle », mais existait par la foi. Il eut à renoncer à Sa propre volonté en vue de suivre celle de Son Père, car Sa volonté naturelle était opposée à celle de Son Père. Jean 5.30; Jean 6.38.
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  • De façon spécifique, le Christ ne fut pas un exemple, une forme dans le domaine de la sexualité.
  • Il n'y a pratiquement rien dans la littérature adventiste sur la capacité du Christ à être tenté sur le plan sexuel. Il semble choquant de penser qu'Il était un être normalement constitué sur ce plan.
  • Le message de 1888 n'hésite pas à présenter l'exemple du Christ comme parfaitement pertinent. Il est venu « en chair ». Les définitions de la capacité du Christ à être tenté se trouvent dans les Psaumes messianiques. S'Il n'est pas complètement un Sauveur, Il ne peut nous secourir, nous qui sommes tentés. Ce message correspond au besoin du chrétien actuel.
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  • À cause d'une vue fausse de la nature du Christ, Sa « justice » est un terme qui n'a pas de sens. Les vues calvinistes limitent Sa justice à la substitution et ignorent la réalité de Son exemple pour nous.
  • La « justice du Christ » est un terme qui nous est familier, mais nos idées confuses sur la nature du Christ rendent le concept brumeux. Il est généralement avancé que le Christ était bon parce qu'Il avait un héritage génétique différent du nôtre. C'est une grande chance qu'Il soit un « milliardaire » moral qui puisse « couvrir » nos dettes morales. Vous pêcherez toujours, du moins inconsciemment. Conservez la validité de votre prime d'assurance en faisant confiance, et vous êtes « couvert ».
  • La justice du Christ est la norme pour toute personne dans les circonstances particulières où elle se trouve à n'importe quel moment. En d'autres termes cela devient efficace par le principe de la croix. Le Christ a surmonté votre problème par une complète victoire sur le péché et sur le moi. C'est cela Sa justice. Elle convient à votre cas. En vérité, depuis le moment où Christ vous a libéré, vous n'êtes plus dans l'obligation de pécher. La clé est une vraie foi, une foi authentique. Christ est à la fois notre exemple et notre substitut.
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  • Il n'y a chez les évangéliques aucun concept de purification du sanctuaire céleste comme une oeuvre parallèle à la justice par la foi ou liée à elle. Comme le dit E.G. White, les « églises », en général... n'ont aucune connaissance du chemin qui conduit au lieu très saint et ne peuvent bénéficier de l'intercession que Jésus y exerce. (Premiers Écrits, p.261)
  • La plupart des adventistes n'ont aucun concept de la purification du sanctuaire comme une oeuvre vitale à une authentique justice par la foi ou en relation avec elle. On constate dans nos milieux une répugnance à prêcher la vérité du sanctuaire par crainte d'être identifié à des marginaux ou à des perfectionnistes.
  • Il est vraiment impossible de comprendre la sorte de justice par la foi qui préparera un peuple pour la venue du Seigneur, si ce n'est par la saisie de la vérité du sanctuaire dans sa phase finale. Autrement, les deux doctrines sont stériles.
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  • Il n'y a chez eux aucun concept de purification du sanctuaire céleste. Leur ignorance de ce sujet est virtuellement totale.
  • Les présentations actuelles de la vérité du sanctuaire comme ayant un effet pratique sur l'expérience chrétienne sont presque inexistantes, à part quelques exceptions de controverses récentes suscitées par le message de 1888.
  • Le coeur même du message de 1888 est dans la purification du sanctuaire. Celle-ci a pour effet l'enlèvement du péché dans le coeur du croyant. Le courant de péché qui coule dans le sanctuaire doit être arrêté à sa source, c'est-à-dire les coeurs des membres du peuple de Dieu.
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  • Le fait de pécher et de se repentir est l'ordre actuel des choses jusqu'au retour de Jésus.
  • L'insistance populaire concerne l'impossibilité d'une vie sans péché. Cela est dû à la mauvaise conception qui prévaut concernant la nature de Christ, et à la négligence de la vérité sur le sanctuaire.
  • La perfection du caractère n'est pas le seul but. Elle est facilement accessible une fois que le peuple de Dieu a la foi de Jésus. La seule difficulté est l'ignorance de la vraie justice par la foi ou son rejet.
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  • Le syndrome de « toujours pécher » et « toujours se repentir » est le coeur même du Romanisme. Le péché se perpétue. En réalité, la conception évangélique populaire est la même, parce que l'orgueil spirituel est l'essence de leur opinion concernant la victoire à remporter sur le péché (là où il n'y a pas de véritable observation du Sabbat, il n'y a pas de repos de l'amour de soi).
  • Une « grâce à bon marché » est le seul résultat d'une confusion concernant la nature du Christ, de préjugés à propos de la perfection du caractère chrétien, de l'éclipse de la croix, et de la négligence de la purification du sanctuaire.
  • La justice par la foi impose un très haut standard. C'est celui du Christ Lui-même. La vie d'une parfaite soumission qu'Il a vécue « dans une chair semblable à celle du péché » devient le standard ou la norme pour celui qui a « la foi de Jésus ». Quand ce travail a été accompli, la purification du sanctuaire est accomplie. Le Christ voit alors Son caractère parfaitement réfléchi dans Son église.
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  • 1 Jean 2 nous dit de ne pas pécher, mais donne virtuellement licence au péché. Jésus, en tant que votre avocat, arrangera votre droit au ciel avec le juge, le Père.
  • 1 Jean 2 nous dit de ne pas pécher, de même que notre compagnie d'assurances nous dit de ne pas avoir d'accident. Mais vous êtes sûrs de faillir tôt ou tard. Aussi, assurez-vous que vous êtes « couverts » par la police du suprême avocat. Nos gens pensent que le Christ est notre avocat plaidant pour nous auprès du Juge pour qu'Il nous fasse grâce. Nous ne pouvons pas espérer plus qu'une victoire sur les péchés « connus ». La participation à des péchés non connus est inévitable jusqu'au retour de Jésus. (Des exemples bibliques du péchés non connus sont la crucifixion du Christ et l'orgueil laodicéen)
  • Dans le contexte, 1 Jean 2.1 dit que le but du Christ pour Son peuple, en ayant accompli Son sacrifice est la cessation du péché. Et cela devient effectif quand les membres saisissent le principe de la culpabilité collective et voient leur relation avec le péché du monde. Ainsi, le souci de Jean concernait l'oeuvre que la purification du sanctuaire doit accomplir. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont unis pour rendre les croyants capables de vaincre comme le Christ a vaincu. Cela inclut naturellement la victoire sur tout péché, mais cela n'est jamais consciemment réalisé ou proclamé (Cela n'est pas un perfectionisme fanatique comme certains le prétendent, Il n'est pas centré sur soi, mais il découle entièrement de la foi).
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  • C'est une vertu de clamer : « Je suis sauvé ». C'est une idée qui laisse dans la confusion. Elle est souvent associée à un orgueil spirituel tragique et à un faux sens d'assurance à la lumière de Mat. 7.21-23. Il y a là une conséquence directe de l'emphase égocentrique.
  • L'enseignement qui pousse nos membres à clamer « je suis sauvé » est en contradiction avec ce qu'on lit dans Paraboles. (Voir citation en note). C'est la conséquence des « Croisades pour Christ » et des techniques utilisées dans « Evangelism Explosion ».
  • Celui qui voit le Christ comme Il est vraiment est délivré de toute préoccupation égocentrique concernant sa propre sécurité. Il est pleinement conscient de son propre péché, et ne proclame ni sa perfection, ni sa sécurité (les deux choses n'en forment qu'une). Quel est l'essentiel de son souci? C'est de savoir comment il peut honorer son Sauveur maintenant et toujours. Il est captivé par la justice du Christ, sans se préoccuper de sa propre récompense. Cela est en plein accord avec ce qu'on lit dans « Paraboles ». p. 158.
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  • Le point de vue égocentrique qui prévaut fait qu'il est impossible de penser à la repentance de quelqu'un d'autre, si ce n'est pour ses propres péchés. Le motif pour la repentance reste la sécurité personnelle.
  • Le point de vue égocentrique qui prévaut rend difficile d'envisager la repentance autrement que pour soi seul. La motivation dominante est en relation avec son salut personnel. C'est une négation du véritable esprit de repentance. Une sympathie réelle avec le Christ est impossible.
  • La repentance et le baptême du Christ introduisent une notion plus large, celle d'une culpabilité et d'une repentance collective. Nous nous voyons « potentiellement » coupable des péchés du monde entier. Cela rend possible un amour effectif comme celui du Christ. Cela rend aussi possible une identité avec le Christ, comme celle d'une épouse véritable et compréhensive ressent pour son mari. Une repentance collective mobilise la sympathie active et la compréhension du peuple du Christ lié à Lui dans l'oeuvre finale de l'expiation. Le moi cesse d'être le centre d'intérêt.
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  • Maintenir la vie chrétienne est une chose très difficile.
  • Même point de vue. L'accent est mis sur la difficulté de rester chrétien. Les perspectives sont décourageantes. Tout dépend de notre fermeté à tenir la main de Dieu. L'impression est que Dieu ne se soucie pas trop du fait que vous abandonniez.
  • Tout dépend du fait que vous croyez que Dieu vous aime, vous respecte et vous considère comme étant précieux au point de vous tenir par la main. Ce qui fait que la vie chrétienne apparaît difficile est l'éclipse du message de la justice du Christ. « L'amour du Christ nous presse » rend impossible une façon de vivre en égoïste.
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  • Les divergences doctrinales sont inévitables.
  • L'idée habituelle est que l'unité dans l'église est impossible jusqu'au retour du Seigneur.
  • Une parfaite unité est la norme dans une église qui a la foi du Nouveau Testament. Point n'est besoin, par exemple, d'idées contraires dans la compréhension prophétique.
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  • Le christianisme est une relation avec la personne du Christ. Beaucoup de sentimentalisme est inclus.
  • La justice par la foi est vue comme une relation avec la personne du Christ. C'est le point de vue des évangéliques. L'accent sur une relation physique conduit à la recherche de l'émotion, au mysticisme « Parler du Christ sans la Parole conduit au sentimentalisme » E.G. White.
  • La justice par la foi n'est pas une relation avec la personne du Christ puisqu'il est personnellement remonté au ciel mais Il a envoyé Son Saint-Esprit, et c'est à travers Lui que nous connaissons le Christ par Sa Parole. Il n'y a pas de sentimentalisme dans la justice par la foi.
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  • Il n'y a pas, chez les évangélistes, une claire conception de la fin de la commission de l'Évangile, certainement pas de la récolte du grain ou de la préparation du caractère pour la venue du Christ.
  • Vous pouvez croire en la justice par la foi et la prêcher avec clarté et avec puissance des décennies sans que la mission évangélique soit terminée.
  • Croire en la justice par la foi et la prêcher clairement, c'est catalyser l'église et le monde vivant dans une seule génération et terminer le mandat évangélique.
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  • Le temps de la seconde venue du Christ est prédéterminée par le Père (concept calviniste). Rien ne peut hâter ou retarder l'heure de la seconde venue, car cela altèrerait la volonté souveraine de Dieu.
  • Jusqu'à ces derniers temps prévalait l'idée que l'heure de la venue de Christ est prédéterminée. Le peuple de Dieu ne peut ni la hâter ni la retarder.
  • Le Christ désire revenir. Il est prêt à le faire. Il viendra dès que Sa fiancée sera prête à L'accueillir. En d'autres termes, le Christ reviendra quand nous Le désirerons, Lui, vraiment. Désirer Son avènement est la conséquence de la compréhension de la justice par la foi.
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  • Si la venue du Christ est désirée, c'est par un désir de récompense.
  • La venue du Christ est surtout désirée par les personnes âgées, les malades, ceux qui souffrent de rhumatismes ou ceux qui meurent de cancer. Sa venue est liée à la pensée que « nous pouvons tous aller à la maison dans la gloire ».
  • Une sympathie pour le Christ, un désir qu'Il reçoive Sa récompense et expérimente la pleine justification de Son ministère, et un désir de voir la fin des souffrances de ce monde, sont des raisons réelles pour souhaiter de hâter le retour du Christ.
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  • Un consensus est plus important que la vérité. C'est pourquoi les évangéliques gardent le dimanche plutôt que le Sabbat du Seigneur.
  • La recherche d'un consensus est si importante que la vérité peut attendre presque indéfiniment. La majorité ne peut se tromper. Si vos convictions diffèrent de la majorité organisée, étouffez-les.
  • Une authentique justice par la foi est toujours initialement acceptée. La vraie foi du Nouveau Testament communique un courage qui ne tremble pas devant la majorité ou le pouvoir. Elle conduit à porter la croix avec le Christ.
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  • Il y a chez eux beaucoup de confusion entre l'ancienne et la nouvelle alliance L'idée du dispentionalisme est largement répandue. L'obéissance aux dix commandements est une façon de vivre se rapportant à l'ancienne alliance.
  • Beaucoup de confusion sur le même point. Même quelque « dispensationalisme » est présent. La racine de l'« ancienne alliance » n'est pas discernée. Beaucoup d'insistance sur le fait de s'engager à garder les dix commandements (surtout chez les enfants).
  • La racine de l'« ancienne alliance » était la promesse faite sans foi d'obéir à la loi. Dieu ne nous demande jamais de faire une telle promesse. Cela engendrerait l'esclavage par la connaissance des promesses non tenues. Dieu nous demande plutôt de croire dans les promesses qu'Il nous fait.
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  • Il y a chez eux beaucoup de joie triomphante à la pensée que Dieu travaille merveilleusement pour eux dans des réveils modernes, tels que ceux suscités par Finney, Andrew Murray, Moody, Billy Graham, « Campus Croisade », « Evangelism Explosion », etc. Cf Premier Écrits, p.504
  • Dieu a agi et agit « merveilleusement » dans la plupart de ces « réveils modernes ». Nos membres sont souvent invités à assister à leurs réunions et nos pasteurs sont dirigés vers des centres non adventistes d'évangélisation pour qu'ils reçoivent une instruction sur la façon de présenter la justification par la foi. Cela crée une sérieuse confusion. L'implication est que Babylone prêche l'« Évangile Éternel » au moins d'une façon significative.
  • Il faut ici de la prudence. Jones et Waggoner étaient convaincus que le Seigneur avait donné un message unique de justice par la foi à l'église adventiste du septième jour, que Babylone était tombée et qu'elle ne comprenait pas le message.
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  • Les revivalistes ont été à la source d'une vie spirituelle pour les églises pour un siècle et plus.
  • De façon précise, les hommes dont les noms suivent ont reçu de Dieu le même message que celui qu'Il a donné aux adventistes en 1888 (note du traducteur : ce n'est pas l'avis de R. Wieland mais du Dr Froom); suivent de nombreux noms américains parmi lesquels nous reconnaissons Murray, Gordon, Moody, Finnay, Studd, etc. (On pourrait ajouter les noms français de revivalistes protestants du siècle dernier).
  • Jones et Waggoner ne reçurent pas leur message en puisant dans d'autres auteurs ou commentaires ou crédos, mais dans la Bible. La « vision » de Waggoner qu'il eut en 1882 le convainquit que le Christ crucifié était le coeur du message des trois anges. Jones et Waggoner donnèrent la preuve d'une indépendance rafraîchissante vis-à-vis des écrits d'autres auteurs. Leur message était distinctement différent de celui des revivalistes évangéliques.
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  • La doctrine de la justification par la foi est reçue comme un leg des Réformateurs du 16ème siècle.
  • Le message donné en 1888 sur la justice et la justification par la foi est venu « des croyances des églises protestantes de l'époque ». Cf le livre de Pease p. 138-139.
  • Les aperçus qui ont fait du message de 1888 quelque chose d'unique ne proviennent pas des « credo des églises protestantes de l'époque », mais viennent de l'inspiration directe du Saint-Esprit sur « les esprits d'hommes divinement choisis » et dont « les lettres de créances venaient du ciel » (E.G.White). Cela ressort du fait que le message de la justice par la foi est en liaison avec la purification du sanctuaire, une vérité qu'aucune église et aucun credo ne mentionnaient. Ce n'est que superficiellement qu'apparaissent des parallèles.
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  • Les églises évangéliques ne montrent pas un besoin pour une meilleure compréhension de la justice par la foi. Elles manifestent plutôt de l'orgueil spirituel et une satisfaction personnelle. On prête peu d'attention au message de Laodicée. « Nous sommes sauvés ».
  • Dans nos milieux, on ne voit qu'un besoin limité d'une meilleure compréhension de la justice par la foi. Les prédicateurs estiment généralement qu'ils comprennent et prêchent le sujet convenablement, même avec puissance. « Nous comprenons la justice par la foi; simplement, nous ne la vivons pas comme nous le devrions. Oublions 1888 et travaillons plus dur ».
  • Ceux qui comprennent le message de 1888 ont un sens aigu du message à Laodicée. Notre problème primordial n'est pas une question de conduite de vie. Il s'agi de vérité et de foi en elle. La vraie foi produit des oeuvres. Si nous croyons vraiment, nous vivrons vraiment. « La justice par la foi » veut dire ce qu'elle dit c'est-à-dire que si quelqu'un a une vraie foi, la justice devient une réalité dans sa vie.
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  • Peu d'attention aussi à notre participation à la crucifixion du Christ, à cause de notre inimitié naturelle à l'égard de Dieu.
  • La vue générale est que « nous » avons accepté la justice par la foi à partir de 1888. Quelques-uns seulement l'ont finalement rejetée, moins d'une dizaine. Il en résulte peu ou pas du tout de sentiment d'un besoin de l'expiation finale (at-one-ment).
  • Jones et Waggoner eurent le sentiment que le début de la pluie de l'arrière-saison avait été rejeté par leurs pairs et leurs contemporains, et cela dans une grande mesure. Le problème de base est le même que celui qui a existé au Calvaire, c'est-à-dire l'inimitié contre Dieu. Il y eut en 1888 le sens du besoin d'une expiation achevée.
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  • Il est acquis que l'église est prête, au moins les « saints » pour la venue du Christ ou l'enlèvement à n'importe quel moment. Quiconque est « sauvé » est prêt.
  • L'église adventiste progresse quant à la doctrine et à l'expérience de la justice par la foi (Cf Livre de Pease, p. 227). Froom est d'accord. Maintenant que nos vues sur la Trinité s'accordent avec celles des credo d'Athanase et de Chalcédoine, nous sommes prêts, ou presque, à recevoir la pluie de l'arrière-saison. Mouvement du Destin, p. 283-286; 314-319.
  • Une inimitié latente contre Dieu et le besoin de l'achèvement de l'expiation (« atonement ») fut la véritable question lors de la Conférence de 1888 et après. On ne trouve pas un mot d'Ellen White ou de Jones et Waggoner qui suggèrerait que la question essentielle était le problème de la Trinité. L'amour de soi était le vrai problème et non le semi-arianisme. Ce dernier aurait été rapidement liquidé si le premier l'avait été d'abord. Une repentance de la Dénomination doit se manifester avant que la pluie de l'arrière-saison puisse être reconnue et reçue.

Traruction G. Poublan