Pour un bon équilibre mental et spirituel 2

Chapitre 55

La souffrance

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Victimes de l’ignorance. — Montrez que ce n’est pas le Seigneur qui est l’auteur des souffrances et des peines, mais que ce sont les hommes qui, par leur ignorance et leurs péchés, se sont attiré ces conditions d’existence. — Témoignages pour l’Église 2:604 (1900).

Conséquences de la transgression de la loi divine. — La transgression permanente de la loi de Dieu, depuis six mille ans, a produit la maladie, la souffrance et la mort. Alors que nous approchons de la fin des temps, la tentation de Satan à propos de l’appétit sera toujours plus forte et plus difficile à vaincre. — Témoignages pour l’Église 1:484 (1875).

Quand la nature réagit. — Nombreux sont ceux qui violent constamment les lois de la santé sans voir le rapport qui existe entre leurs habitudes quant à l’alimentation et au travail et leur santé. Ils ne commencent à se rendre compte de leur état qu’au moment où la nature abusée proteste par des maux et des douleurs de l’organisme. Si au moins les malades se mettaient à agir comme il faut, en recourant aux simples moyens qu’ils ont négligés — l’emploi de l’eau et un régime approprié — , la nature recevrait l’aide qui lui est nécessaire et qu’elle eût dû recevoir déjà depuis longtemps. Par ce moyen le patient se rétablira généralement sans être affaibli. — Healthful Living, 61 (1865). Messages choisis 2:512.

Le prix de la gourmandise. — Beaucoup de gens sont à tel point enchaînés à l’intempérance, que dans n’importe quelle circonstance ils ne voudront abandonner leur gourmandise. Ils préféreraient sacrifier leur santé, voire mourir prématurément, plutôt que de refréner leur appétit non contrôlé. Il y en a beaucoup, aussi, qui ignorent le rapport qui existe entre le manger et le boire et la santé. S’ils étaient éclairés, ils auraient peut-être le courage de renoncer à leur appétit, ils mangeraient plus modérément, et uniquement des aliments sains, et, grâce à leur orientation nouvelle, s’éviteraient beaucoup de souffrances. — Spiritual Gifts A:4 130 (1864). Conseils sur la Nutrition et les Aliments, 187.

Une cause fréquente de souffrance. — La souffrance vient souvent de l’effort de la nature pour donner vie et vigueur aux parties du corps partiellement paralysées par l’inaction. — Testimonies for the Church 3:78 (1872).

Un message personnel. — Si vous aviez renoncé à votre penchant pour la lecture et à vouloir vous faire plaisir, si vous aviez consacré davantage de temps à un exercice physique modéré et veillé à manger de la nourriture saine, vous vous seriez évité bien des souffrances. Ces souffrances étaient en partie imaginaires. Si vous aviez habitué votre esprit à ne pas donner libre cours à vos faiblesses, vous n’auriez pas eu des spasmes nerveux. Votre esprit devrait être détourné de votre propre personne et reporté sur vos devoirs domestiques pour assurer à votre foyer l’ordre, la propreté et le bon goût. — Testimonies for the Church 2:434 (1870).

Ne pas céder à l’impatience. — Ceux qui sont affligés par la maladie peuvent faire pour eux-mêmes ce que d’autres ne peuvent pas faire aussi bien. Pour commencer, ils devraient soulager la nature du fardeau qui lui a été imposé. Il s’agit d’abord de faire disparaître la cause. Un court jeûne donnera à l’estomac l’occasion de se reposer. On réduira l’état fébrile de l’organisme par des applications d’eau faites avec soin et discernement. Ainsi la nature sera aidée dans sa lutte pour débarrasser l’organisme de ses impuretés.

Mais trop souvent les personnes qui éprouvent des douleurs s’impatientent. Elles refusent de faire preuve d’un peu de renoncement en supportant la faim pendant un moment. Elles ne sont pas davantage disposées à attendre que par un lent processus la nature ait reconstruit les énergies épuisées de l’organisme. Décidées à obtenir un soulagement immédiat, elles prennent des drogues puissantes prescrites par des médecins. — Healthful Living, 60 (1865). Messages choisis 2:511, 512.

Des causes de souffrances qui échappent à notre contrôle. — Parmi ceux qui ont l’esprit pur et qui sont consciencieux, il en est qui souffrent de différentes causes, lesquelles échappent à leur contrôle. — An Appeal to Mothers, 23 (1864). Child Guidance, 445.

Une certitude réconfortante. — Pensée merveilleuse: Jésus connaît toutes nos douleurs, toutes nos peines. Dans toutes nos détresses il est en détresse avec nous. Nous avons des amis qui ne savent rien, par expérience, des misères humaines et des souffrances physiques. N’ayant jamais connu la maladie, ils sont incapables de sympathiser avec les malades. Mais Jésus est touché par nos infirmités. — Manuscrit 19, 1892 . Messages choisis 2:272.

Le sabbat et la miséricorde. — Celui-là ne sera pas exaucé qui néglige de soulager la souffrance le jour du sabbat. Le saint jour du repos de Dieu a été fait pour l’homme, les actes de miséricorde s’accordent parfaitement avec cette intention. Dieu ne veut pas qu’une seule heure de douleur afflige ses créatures qui pourraient être soulagées un jour de sabbat ou tout autre jour. — Jésus Christ, 190 (1898).

Attitude à tenir dans la souffrance. — Il se peut que votre esprit soit souvent obscurci à cause de la souffrance. Dans ce cas, n’essayez pas d’en comprendre la raison, mais gardez votre calme et montrez que vous avez remis votre âme au fidèle Créateur. Il vous appartient de montrer dans votre faiblesse et dans vos souffrances que vous ne doutez pas de l’amour de Dieu envers vous, que vous savez que Celui qui a fait la promesse est fidèle, et que vous vous confiez corps et âme entre ses mains...

Que votre esprit s’appuie sur la bonté de Dieu, sur le grand amour dont il nous a aimés et qui s’est manifesté dans l’œuvre de la rédemption. S’il ne nous avait pas aimés et s’il ne nous avait pas appréciés à notre valeur, ce grand sacrifice n’aurait pas été consenti. Il est généreux en miséricorde et en grâce. Que votre cœur et votre esprit se reposent en lui comme un enfant dans les bras de sa mère. Ses bras éternels vous soutiennent. Jésus prend part à toutes nos afflictions...

Réfugiez-vous en lui, et le malin ne harcèlera pas et ne troublera pas votre foi. Jésus nous a fait don de sa paix.

“Puissante est la force que Dieu accorde par son Fils éternel”...

La parole de sa grâce est une manne pour l’âme croyante. Les précieuses promesses de la parole sont vie, douceur et paix. — Letter 16, 1896.

La souffrance n’est pas une excuse. — J’ai peu dormi la nuit dernière. J’ai essayé de regarder à Jésus, de me remettre entre les mains du grand Médecin. Il m’a dit: “Ma grâce te suffit.” La grâce du Christ conduit les humains à prononcer de bonnes paroles en toute circonstance. La souffrance physique ne justifie pas des actions contraires à l’esprit du Christ. — Manuscrit 19, 1892 .

Ce qui peut contribuer à la guérison. — Les invalides résisteraient souvent à la maladie en refusant de céder à leurs souffrances et de rester inactifs. En dominant leurs malaises et leurs douleurs, en s’adonnant à un travail utile, adapté à leurs forces, ils pourraient, grâce au soleil et au grand air, retrouver la vigueur et la santé. — Le ministère de la guérison, 211 (1905).

Remèdes naturels et foi. — S’ils [les malades] se mettent dans l’idée qu’en priant pour leur guérison ils doivent renoncer aux remèdes simples que Dieu met à notre disposition pour soulager la souffrance et aider la nature, sous prétexte que ce serait un manque de foi, ils se trompent. Loin d’être un manque de foi, cela est tout à fait en accord avec les plans de Dieu.

Lorsque Ezéchias était malade, le prophète de Dieu lui fit savoir qu’il devait mourir. Alors le roi cria au Seigneur, et le Seigneur entendit son serviteur et accomplit un miracle en sa faveur; il lui adressa un message d’après lequel quinze années seraient ajoutées à la durée de sa vie. Or, une seule parole venant de l’Eternel, un seul attouchement du doigt divin aurait suffi à guérir Ezéchias instantanément; cependant, des instructions spéciales furent données pour qu’une masse de figues fût placée sur la partie malade, et Ezéchias fut sauvé de la mort. Nous devons en toutes choses suivre les voies de la Providence. — Health, Philanthropic, and Medical Missionary Work, 54 (1892) . Counsels on Health, 381, 382.

Ceux qui font souffrir les créatures de Dieu ne resteront pas impunis. — C’est à cause du péché de l’homme que “toute la création (inférieure) soupire, et qu’elle est comme en travail” Romains 8:22. La chute de l’homme a condamné à la souffrance et à la mort non seulement le genre humain, mais aussi les animaux. Il est donc raisonnable que l’homme s’efforce d’atténuer plutôt que d’aggraver les douleurs qu’il a attirées sur les créatures de Dieu. Celui qui brutalise les bêtes parce qu’il les tient sous son pouvoir est à la fois un lâche et un tyran.

C’est manifester un esprit satanique que de faire souffrir soit les hommes soit la création animale. Bien des gens s’assurent que leur cruauté ne viendra pas au jour parce qu’une pauvre bête muette ne pourra les accuser. Mais si leurs yeux, comme ceux de Balaam, pouvaient s’ouvrir, ils verraient un ange de Dieu prendre note de leur conduite. Tous les actes de ce genre font partie d’un dossier et sont conservés pour le jour où le jugement de Dieu s’exercera contre les tortionnaires de ses créatures. — Patriarches et prophètes, 424 (1890).

Faire preuve de compassion. — Ne prononcez jamais une parole qui avive la souffrance de celui qui est fatigué d’une vie de péché et ne sait où trouver le repos. Présentez-le plutôt au Sauveur compatissant. Puis aidez-le à se relever, parlez-lui de courage et d’espérance. Montrez-lui comment saisir la main du Sauveur. — Le ministère de la guérison, 141 (1905).

L’intensité des souffrances du Christ. — La douleur physique n’a été que pour une faible part dans l’agonie du Fils de Dieu. Il portait les péchés du monde et par conséquent il encourait la colère de son Père. C’est cela qui brisa son âme divine. C’est le fait que son Père lui voila sa face, le sentiment d’être abandonné de lui, qui entraîna son désespoir.

Le fossé que le péché creuse entre l’homme et Dieu, il en a compris et ressenti toute l’horreur, lui qui était innocent. Les puissances des ténèbres l’écrasaient. Nul rayon de lumière n’éclairait pour lui l’avenir. Il était aux prises avec Satan, qui prétendait l’avoir à sa merci et lui être supérieur en puissance, qui lui murmurait que le Père l’avait renié et qu’il avait perdu désormais, comme lui-même, Satan, la faveur de Dieu. En effet, si le Seigneur lui était encore favorable, pourquoi devait-il mourir? Dieu pouvait le sauver de la mort. — Témoignages pour l’Église 1:263, 264 (1869).